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Isilir, la factice

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Magicien errant
Nathaniel Gleams
MessageSujet: Isilir, la factice Mar 21 Avr - 15:08


Isilir, la factice





Isilir, la factice :

Quelques moutonneux nuages blancs flottaient paresseusement dans un ciel limpide. Le soleil brillait et dispensait une douce chaleur. Une légère brise faisait frémir les longues tiges de blé blond. Ce paysage paisible aurait dû être un véritable paradis, un endroit où il faisait bon vivre. C’est d’ailleurs ce dont était persuadé Nathaniel lorsqu’il partit en direction du grenier des cinq royaumes, comme on appelait parfois Isilir. Il voulait étudier des ruines qu’il avait découvertes à l’aide de sa boule de cristal, en volant tel un oiseau au-dessus des champs. La grande majorité des terres d’Isilir étaient cultivées ou parcourues par des bêtes sauvages, plus ou moins dangereuses. Mais à une époque, beaucoup de villages furent rasés au profit de nouveaux champs. Nathaniel était donc encore une fois à la recherche de vestiges. Malheureusement, les champs étaient pour la plupart aux mains de fermiers et d’agriculteurs peu enclins à laisser des étrangers fouiller le sol en déracinant leurs récoltes. Nathaniel avait donc jeté son dévolu sur une parcelle à l’ouest du royaume. Il ne connaissait pas son propriétaire ni les moyens de défenses employés par ce dernier. Le jeune magicien comptait sur sa compétence à s’adapter à toutes les situations si jamais il se faisait repérer. Il avait également son bracelet qui le protégerait de toute attaque surprise et son fidèle spectre qui canaliserait ses pouvoirs en les décuplant et en réglant le compte à n’importe qui ou quoi.
Nathaniel s’enfonçait donc au milieu des grandes tiges blondes et coupantes. Plus il avançait et plus les plantes étaient grandes, jusqu’au moment où elles le dépassèrent de plusieurs dizaines de centimètres et que le ciel ne fut plus visible qu’en se tordant le cou. Nathaniel avança encore quelques mètres en se coupant les bras avec les tiges. Epuisé, les bras et le visage tailladés, il jeta un œil derrière lui et découvrit qu’il avait cassé toutes les tiges, formant un passage jusqu’à la limite des champs. Si le fermier décidait de passer par là, il verrait tout de suite que quelqu’un était entré sur sa propriété. Mais d’un autre côté, si Nathaniel réparait les plantes, il ne verrait plus par où il était arrivé et se perdrait. Le magicien opta alors pour un compromis. Il empoigna son sceptre et prononça « Reparare triticum » tout en incitant les tiges à se relever en levant les bras vers le ciel. Aussitôt, le saphir luisit et un rayon en partit pour se rependre comme un fleuve sur les plantes écrasées. Alors, elles se redressèrent les une après les autres et réparent leurs tiges. La lumière reflua et rien ne laissait présager que quelqu’un avait pénétré dans ce champ. Ensuite, pour ne pas se perdre, Nathaniel planta son sceptre dans le sol et imagina un fil lumineux qui partait de ses pieds pour s’achever un peu avant la limite du champ. Le saphir se remit à briller un fil doré en sortit. Il s’envola de lui-même et s’attacha à la tige de la première plante du champ. Puis, le saphir éjecta la bobine à laquelle était relié le fil. Nathaniel reçut la bobine dans sa main tout en haussant un sourcil d’étonnement. Voilà ce qui arrivait quand on ne prononçait pas sa requête avec assez de précision. Mais ce fil aurait le mérite d’être très peu visible par quiconque s’approcherait du champ et encore moins de quelqu’un qui regarderait depuis la route de terre qui longeait le champ. Nathaniel empoigna la bobine tout en veillant qu’elle se déroulait convenablement et poursuivi son chemin vers le nord-est, fit quelques pas et s’arrêta aussitôt. Il ne pouvait plus supporter ces graminées qui l’empêchaient d’avancer convenablement. Mais il ne pouvait pas les couper pour autant. Il soupira, excédé. Comment mener à bien sa mission d’exploration si quelque chose venait à chaque fois le troubler ? Il leva une fois de plus son sceptre avec sa main droite et orienta son poing gauche vers le ciel. Nathaniel incanta « Ventus » et la légère brise présente jusque-là disparut brusquement. Puis, un vent violent se mit à souffler. Nathaniel,  le bras toujours tendu, attendait. Soudain, le vent qui venait de l’est changea d’orientation pour le nord, avant de venir de l’ouest puis du sud. Le vent, devenu fou, ne savait plus comment souffler. Alors, Nathaniel ouvrit le poing et présenta sa paume au ciel. Le vent commença à tourner dans tous les sens, perdant de la puissance. Nathaniel sentait son pouvoir pénétrer dans sa main, sa force quasi-indomptable ruant et se cabrant. Mais Nathaniel, inflexible, ferma brusquement le poing. Aussitôt, le calme revînt sur le champ. Nathaniel orienta son poing gauche dans la direction dans laquelle il voulait continuer son chemin. Il entrouvrit les doigts et une légère brise se mit à souffler, écartant les tiges devant lui.  Un sourire éclaira son visage. Maintenant, il pouvait poursuivre sa route.
Après de longues minutes de marches, il atteignit finalement ce qu’il cherchait : une ancienne murette à demi ensevelie sous la terre. Nathaniel se pencha dessus et commença à l’examiner. Elle semblait orientée d’est en ouest en une ligne droite et continue mais elle s’arrêtait bien vite, ne mesurant qu’une vingtaine de mètres de longueur, là où une nouvelle murette prenait le relais dans la direction du nord. Le jeune magicien suivit la bordure puis tourna une nouvelle fois en angle droit. En continuant à suivre ce vestige de mur, il arriva bientôt nez-à-nez avec son propre fil. Il avait fait le tour de ce qu’il savait désormais être une ancienne maison. Rentrant dans le carré, écartant toujours les blés avec le vent, il commença à inspecter le sol de plus près. Dans un coin, il trouva des tessons de poterie qu’il ramassa et glissa dans une poche de sa cape. Dans un autre, il restait un tas de pierre plus conséquent que les autres. Il s’arrêta devant et projeta ses sens devant lui. Il ressentit la présence de plein de petits bouts de métal. Son esprit réintégrant son corps, il utilisa la puissance du vent pour faire bouger les pierres effondrées et faire s’envoler la poussière. Dans un bruit sourd, les pierres dégringolèrent, manquant Nathaniel de peu. Ce dernier se pencha vers le trou qu’il avait pratiqué. A l’intérieur, un éclat doré attira son attention. Il tendit la main et ramassa une poigné de pièces anciennes. Il les glissa elles aussi dans une autre poche de sa cape et continua de fouiller la cachette. Il trouva quelques bijoux et de petits sacs contenant un résidu boueux. Le magicien en déduisit que cela avait dû être des sacs de semences rares qui n’avait pas supporté l’humidité et qui s’étaient décomposées. Il ne prit pas la peine de les prendre et, ne sentant plus rien à l’intérieur de la murette, il remit les pierres en place pour conserver cette cache secrète. Il releva la tête, satisfait. Il venait de trouver les preuves qui confirmaient plusieurs de ses hypothèses. Premièrement, les champs recelaient des ruines, et sans doute d’autre que celles-ci. Deuxièmement, il pouvait y trouver des vestiges du passé qui pourraient l’aider dans ses recherches. Troisièmement, si des gens avaient caché leurs objets précieux de cette façon, cela veut dire que dans d’autre murettes, il pourrait peut-être trouver des objets à la même place. Malheureusement, certains fermiers devaient être moins bêtes que celui de cette parcelle et avaient sans doute déjà trouvé les objets précieux. Mais Nathaniel pourrait toujours dérober ce dont il avait besoin. Enfin, si les habitants de l’époque avaient abandonné leurs trésors ainsi, c’est qu’ils sont partis brusquement et qu’ils ne s’attendaient pas à ce qu’il leur est arrivé. Décidément, ces grandes plaines céréalières étaient pleines de mystère. Malheureusement, Nathaniel avait promis à Violette de rentrer tôt aujourd’hui. Il faut dire que son amie et servante se sentait très seule à longueur de journée, malgré la compagnie des autres domestiques de Nathaniel. Ce dernier avait promis à Violette à lui apprendre à faire pousser plus vite des légumes et des fleurs dans le jardin. Il pensait que la jeune femme s’ennuierait moins si elle devait s’occuper d’un jardin. Nathaniel se concentra et disparut dans une gerbe d’étincelle bleutées, près à enseigner de nouvelles choses à son amie et à revenir sur ces plaines qui n’étaient pas aussi intéressante qu’elles le faisaient croire…
FICHE PAR SWAN.

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