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Commissions à Elivell

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Magicien errant
Nathaniel Gleams
MessageSujet: Commissions à Elivell Jeu 19 Fév - 17:50



Commissions à Elivell
Nathaniel Gleams



[Suite d'Entretien Spectral]

Nathaniel flânait dans la capitale de Mislia. Il avait besoin de se changer les idées et, malgré la perte de temps encourue, il désirait se dégourdir les jambes dans un milieu animé. Vêtu de son éternelle cape de biche, il utilisait fièrement son sceptre comme une canne. Dans ce royaume, la magie était reconnue de tous et les magiciens étaient respectés et aimés. Le bruit monotone du bois contre la pierre que faisait le sceptre attirait les regards des passants et assurait à Nathaniel de trouver la rue complétement dégagée sur son passage, les promeneurs s’écartant respectueusement de son chemin.

Nathaniel adorait cette ville ! Elle était tout ce qu’il aimait. A la fois magique, respectueuse, intelligente,  riche, végétale, animale et royale. Les maisons de pierre blanche étaient parsemées de végétation. Le lierre prenait l’assaut des colonnades, des fleurs s’épanouissaient sur les balcons et sur les fenêtres, des arbres poussaient à travers les toits. Beaucoup de maison étaient d’ailleurs construites dans des arbres, pour la plupart centenaires. On voyait le ciel à travers une superposition infinie de branches et de feuilles qui tamisaient la lumière, lui donnant un éclat émeraude. Ce même principe permettait également d’assurer une température relativement fraîche, les Misliens ne supportant pas les chaleurs trop fortes. Des animaux sauvages ou non déambulaient dans les rues, libres comme l’air. Ils frôlaient ou fuyaient les passant, s’arrêtaient parfois au milieu du chemin pour une raison connue d’eux seul et repartaient de plus belle, slalomant entre les piétons et les rares cavaliers. En effet, à cause de leur profond respect pour les animaux, les Misliens répugnaient à monter sur le dos d’un cheval, sauf situation extrême. Seuls les étrangers montaient donc à cheval et ils se faisaient huer dès lors que l’animal semblait mal en point ou pas assez bouchonnés. Les passants avaient l’air d’être en majorité bien portant et beaucoup étaient richement vêtus. Le quartier commerçant étant un des plus riches et la pauvreté n’y était pas représenté, contrairement à quelques autre quartier d’Elivell. Les marchands vendaient de tout : on trouvait des armes, de la nourriture, des livres, des bijoux, des vêtements, des animaux… L’art était omniprésent. La musique était surreprésentée. Partout où on allait, on entendait des mélodies, à la harpe, à la flûte, au luth ou encore au tambour. On pouvait également croiser beaucoup de peintres ou de sculpteur, laissant libre cours à leur imagination. Des poètes récitaient leurs vers aux passants tandis que des acteurs et des figurants répétaient leur pièce. A chaque coin de rue, la magie était à l’œuvre. Des sorts automatiques aidaient les habitants dans leurs tâches quotidiennes. Ici, le seau plongeaient et remontaient tout seul du puit, là, un marteau tambourinait, également seul, contre une enclume. Les magiciens aux mêmes étaient au service de la population. Ils aidaient à la culture, à la construction de maison. Certains conseillaient des villageois, d’autre écrivaient des lettres ou les leur lisaient. Bien que le Roi veuille que tous ses sujets soient un minimum instruits, des inégalités existaient partout et son royaume n’échappait pas à cette règle. Au loin, on voyait le château qui surplombait la ville. Il était construit dans un gigantesque chêne et certaines de ses salles étaient même construites dans le bois même de l’arbre millénaire. Il n’avait rien à voir avec les bâtiments militaires des autres royaumes : il n’y avait aucun créneau, aucune meurtrière. Seul un pont levis pouvait le protéger d’éventuels envahisseurs. Mais le Roi comptait sur sa diplomatie pour éviter toutes guerres, et si malgré toute sa politique de paix un combat éclatait, il comptait sur ses légions de mages pour repousser l’ennemi.

Nathaniel se promenait donc au cœur du quartier commerçant le cœur léger. Il n’avait absolument aucun but en venant ici mais, tout en examinant les étalages, il faisait une liste de course mentale des objets dont il pouvait avoir besoin. Il avait justement emporté avec lui des pierres précieuses et des pépites d’or qu’il avait créées par alchimie et qu’il pouvait échanger à un des joailliers de la ville contre des Nervures, la monnaie de Mislia. Le magicien chercha donc un artisan qui ne ressemblait pas trop à un escroc. Il trouva son bonheur dans une petite ruelle qui communiquait avec la rue principale, dans une petite échoppe. Cette dernière exsudait la magie par vague puissante. Nathaniel se douta que le commerçant qui y habitait devait concevoir des gemmes magiques. Et il ne se trompait pas. Le joaillier était un vieux mage rabougri qui se perdait dans une cape aussi noire que ses yeux. Il avait un fort accent et Nathaniel devina qu’il venait de Clepsyr.
    -Mon garçon, lui disait-il, tes pierres sont d’une qualité étonnante ! Où les as-tu trouvées ?
    -Combien m’en donnerez-vous, honorable commerçant ? répondit Nathaniel en éludant  la question, n’ayant aucune envie de dire au vieux mage qu’il était un alchimiste et un mage. 
    -Je peux t’en donner, disons… 100 Nervures ?
    -Vous vous moquez de moi, vieux mage ! Ces pierres sont parfaites ! Je devrais vous en demander dix fois plus !
    -Dix fois plus ? Es-tu tombé sur la tête ? Tu veux me mettre sur la paille ! Allez ! Je me saigne pour toi et je t’offre 300 Nervures et une gemme qui t’assurera de ne plus jamais te faire piquer par des moustiques !
    -Vous me faites bien rire !
Nathaniel s’amusait comme un petit fou. Il savait que le marchand pouvait lui en donner bien plus, et il était décidé à gagner l’argent qu’il méritait de cette transaction.
    -Vous me donnez 800 Nervures et une pierre enchantée de votre choix et je m’incline, reprit Nathaniel.
    -Décidemment, tu veux me tuer jeune homme ! Mon dernier mot : je t’en donne 500 Nervures et un bracelet enchanté qui te protégera des attaques si elles te prennent par surprise !
    -Marché conclu, vous êtes un fameux commerçant !
    -Et toi, un fameux négociateur !
Nathaniel lui tendit la bourse qui contenait ses gemmes et le commerçant lui tendit une autre bourse qui contenait la somme promise et une autre bourse avec le bracelet.

Nathaniel sortit de l’échoppe avec le sourire aux lèvres et regagna la rue principale pour s’asseoir sur une racine de 15 mètres de circonférence, près d’une fontaine qui envoyait ses jets d’eau cristallins dans les airs. Nathaniel ouvrit la bourse qui contenait le bracelet, curieux de voir le résultat du travail de l’artisan joaillier. Il attrapa le bijou et l’étudia de près. De toute évidence, ce bracelet était une petite merveille. C’était un simple cercle d’or pur sur lequel était enchâssée une petite émeraude taillée en ovale. Son extrême pureté ne faisait aucun doute. On pouvait se perdre dans sa contemplation pendant des heures, tellement elle captivait le regard, ses reflets verts changeant à l’infini suivant son orientation par rapport à la lumière. Sa simplicité faisait son extrême beauté. Nathaniel scanna le bracelet pour détecter s’il avait bien, comme l’avait promis l’homme, un sortilège de protection. Aussitôt, il détecta la présence de deux sorts. Un premier servait à adapter automatiquement le bracelet à la taille du poignet de la personne qui le portait et le deuxième était  le sort de protection ; mais il était si peu puissant qu’il en paraissait inefficace. Ce bracelet aurait peut-être arrêté un coup de poing lancé par un enfant mais jamais il n’aurait arrêté un carreau d’arbalète. Il décida donc de décupler la puissance du sort. Nathaniel ne savait pas comment implanter durablement un sort dans un objet mais si on lui donnait un objet déjà ensorcelé, il pouvait soit annuler le sort, soit le rendre beaucoup plus puissant. Il posa donc le bijou à plat sur sa main grande ouverte. Il passa son autre main au-dessus de bijou en incantant : « Sortilegus protectio maximum ». Le sceptre posé aux côtés de Nathaniel réagit à sa voix et le saphir incrusté en son sein se mit à luire tel un soleil bleu miniature. Les passants s’arrêtèrent, curieux de voir ce qu’il se passait. Le sceptre brillait de plus en plus, jusqu’à attendre un éclat insoutenable. Il projetait des vagues de lumière bleues qui illuminaient une grande partie de la rue, donnant une atmosphère mystérieuse aux bâtiments et aux arbres. Le bracelet pulsait également dans la main de Nathaniel. Il brillait légèrement, d’un doux éclat ambré. Son émeraude, quant à elle, semblait absorber la lumière bleue. Soudain, le sceptre laissa échapper une onde de choc lumineuse qui se répandit en un cercle concentrique, comme si on avait jeté une pierre à la surface d’un lac paisible. Du saphir partit une étincelle bleue claire d’énergie qui suivit une courbe parfaite pour pénétrer à l’intérieur de l’émeraude. Celle-ci sembla frémir un instant, sur le point de se briser face à la quantité de pouvoir qu’elle recevait, puis le transfert s’arrêta progressivement, la lumière refluant peu à peu au sein du sceptre. L’émeraude du bracelet était maintenant veinée d’un peu de bleu, témoignage muet du prodige que venait d’accomplir Nathaniel. Les spectateurs de l’opération magique s’inclinèrent silencieusement comme un seul homme, saluant la puissance du jeune homme. Puis ils reprirent leur chemin, comme si rien ne s’était passé. Nathaniel était content de lui. Le transfert s’était passé à merveille et le bracelet contenait maintenant un sort de protection acceptable. Il sauta de la racine sur laquelle il s’était perché et continua son chemin, dans l’espoir de trouver les objets dont il avait besoin. 

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